Prentimily




Partagez | 
 

 Effet Papillon (Esprits criminels)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Prentimily
Admin
avatar

Messages : 413
Date d'inscription : 18/03/2012
Age : 28
Localisation : Dans les étoiles
Emploi : Décoratrice Intérieure

MessageSujet: Effet Papillon (Esprits criminels)   Mer 1 Mai 2013 - 15:12

..
EFFET PAPILLON
(Esprits criminels)

Parue le 1 mai 2013
Lorsqu'elle revient au bureau après ses vacances à Quantico, Emily est persuadé d'être partie que quelques heures. En réalité six ans se sont écoulés. Six ans sans le moindre souvenir. Elle porte pourtant de profondes cicatrices aux chevilles et aux poignets et une bague à l'annulaire qui lui est étrangère.
Que c'est-il passé et pourquoi a t elle tout oublié ?



REMERCIEMENTS ET DEDICACES
Auteur
J'ai eu l'idée d'écrire cette histoire après avoir lu un roman qui m'a particulièrement touché. Je vous laisse découvrir ce que mon inspiration a donné !
Mily ♥



..
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://prentimily.pro-forum.fr
Prentimily
Admin
avatar

Messages : 413
Date d'inscription : 18/03/2012
Age : 28
Localisation : Dans les étoiles
Emploi : Décoratrice Intérieure

MessageSujet: Re: Effet Papillon (Esprits criminels)   Mer 1 Mai 2013 - 15:27

..
Chapitre I


… Les lumières étaient éteintes dans cette pièce humide et froide. Sur une petite table poussiéreuse, une simple bougie se consumait. La cadence répétée et régulière de mon souffle dans le silence rendait l'atmosphère effrayante. Allongée sur un vieux matelas usé, je ne quittais pas des yeux les ombres gigantesques qui rayait le sol en béton gris. Je resserrais avec mes mains tremblantes et frêles, le châle gris clair qui était posé sur mes épaules. Le froid m'engourdissaient et pourtant je n'avais pas la moindre volonté pour me lever. Je rapprochais mes jambes contre ma poitrine. Un bruit mat résonna dans le silence qui était installé. Mes chevilles étaient lourdes, je réalisa qu'elles étaient enchainées. Les brulures que je ressentais, m'indiquaient que j'avais déjà essayé de les enlever à plusieurs reprises sans succès. Je cessais de gesticuler et je continuais de fixer ces rayures menaçantes qui peignait le sol en laissant couler des filets de larmes sur mes joues. J'entendis soudain des pas, je me raidis perceptiblement en prenant soin de ne plus respirer. Des cris et des pleurs retentirent un peu plus loin, intensifiés par la résonance des lieux. J'étais épouvantée et impuissante face à la situation et mes larmes s'intensifièrent noyant partiellement mon visage. J'attendis de nombreuses minutes sans bouger avant que le silence reprenne sa place comme s'il ne s'était rien passé. Je me balançais alors d'avant en arrière pour me bercer afin de maitriser mes légers tremblements. Une tristesse infini éclata à l'intérieur de moi et la peur m'envahit. La pièce autour de moi se rétrécit et s'assombrit un peu plus, je préférais fermer les yeux …


J'avais fermé les yeux seulement une seconde. Un sentiment étrange venait de naitre en moi et des images avait prit place dans ma tête. Des images que je ne connaissais pas. J'ouvris à peine les yeux et je me retrouvais éblouie par un phare de voiture qui arrivait dans ma direction pour disparaître aussitôt. Je mis une main sur mon front pour combattre la migraine qui s'installait. L'espace autour de moi tournait dangereusement et les lumières des rares voitures qui passait me donnait une perception déformé de la réalité. Je compris rapidement que j'étais allongée sur le goudron déjà refroidit par la nuit. J'appuyais sur mes deux mains pour me relever. La fatigue s'emparait de moi depuis un bon moment et je luttais pour garder les yeux ouvert. Je recherchais un équilibre et une stabilité, m'obligeant à fixer mon regard sur un point précis. J'espérais apercevoir les premières maisons qui bordaient la ville où je résidais habituellement mais une simple pancarte en bordure de la route m'indiquait qu'il me restait au moins une dizaine de kilomètres à parcourir. Je marchais déjà depuis des heures ou peut-être même des jours, je n'étais pas capable de le dire. La seule certitude que j'avais m'était donné par la faiblesse de mes muscles et mon corps endoloris. Mes dernières vacances me semblaient déjà loin, pourtant, elles venaient à peine de se terminer et je devais reprendre le service demain matin à la première heures. Trois semaines de vacances passaient aussi vite que la demi heure de jet coutumière que j'empruntais pour élucider une affaire criminelle. Je ne parvenais cependant pas à évoquer ce que j'y avais fait. Le seul souvenir d'une soleil brulant au bord de l'eau sans se soucier de quoi que ce soit me donna un sourire au coin des lèvres. Cependant, je ne me sentais pas plus reposé qu'avant mon départ. Je me concentrais de nouveau sur mon objectif. Il ne devait pas me rester beaucoup de temps si je voulais avoir une chance de passer me changer à mon appartement. Je repris ma route sans me retourner, m'enfonçant un peu plus dans le noir de la nuit.
Les première lumière qui annonçaient l'entrée en ville me montra une réalité que je ne souhaitais pas regarder en face. Une réalité qui bouscula dans ma tête de nombreuses interrogations. J'étais sale, écorchée, mes ongles étaient cassés. Je ne portais qu'une simple robe blanche maculé de diverses taches que je ne parvenais pas à identifier et un châle en fine laine qui recouvrait mes épaules. Mes pieds étaient nus, abîmés, éprouvés. Je mis mes mains l'une dans l'autre et je découvris à l'annulaire de ma gauche à anneau doré. Je ne l'avais jamais vu. J'étais focalisée sur ce bijou, je passais mon pouce droit sur l'anneau en réfléchissant activement à sa provenance. Une douloureuse démangeaison se réveilla soudain sur la peau nue au abord de l'anneau. Je m'adossais contre un réverbère sur le bord de la route et j'entrepris de le retirer. Il était trop serré, j'essayais une seconde fois en humidifiant mon annulaire, il ne voulait pas quitter mon doigt. Je me mordis la lèvre inférieur, l'anneau m'obnubilait et pourtant je devait m'imposer l'obligation de détourner mon regard. Je pris sur moi, et je me remis en route, accélérant un peu la cadence pour arriver plus vite. Les premières maisons n'étaient plus très loin, j'étais soulagée de remarquer que je retrouvais des repères, je reconnaissais clairement les lieux. Ils n'y avait encore personne dans les rues et la circulation sur les grands axes étaient très fluides. Je longeais les trottoirs pour me rendre à mon appartement. Je connaissais le trajets et je m'y rendis les yeux fermés sans me poser la moindre question. Je m'introduis dans l'immeuble en montant l'escalier principale pour rejoindre le deuxième étage. Je vis au fond du couloir, la porte d'entrée de mon appartement. J'étais enfin arrivée et j'étais capable de me laisser tomber devant la porte mais j'avais trop besoin de prendre une douche et de me débarrasser des vêtements que je portais et qui n'était pas les miens. La lumière vive du couloir révélait plus en détail mon apparence. La saleté, le sang et la terre recouvrait ma peau et la robe. Je remarquais avec horreur des cicatrices sur mes poignets et mes chevilles. Je précipita mon regard sur mon annulaire, le pourtour de l'anneau était rouge et gonflé. Je rejetais ma tête en arrière pour souffler un grand coup. Mon premier réflexe était de récupérer les clés de mon appartement dans mon sac à main. Je réalisa bien vite que je n'avais rien sur moi, je vivais seule avec un chat, il ne risquait pas de m'ouvrir. Je levais la main vers la sonnette et la retient en découvrant qu'un autre nom de famille ornait celle ci. Je doutais alors sur l'étage où je m'étais arrêtée et pourtant j'étais sur d'avoir bien lu le numéro de l'étage sur la porte. Je me laissais tomber contre le mur, je baissais la tête entre mes jambes pour me recentrer. Il ne me restait qu'un endroit où aller, le bureau fédéral des sciences du comportement qui se trouvait à dix minutes.

Je ne savais pas ce que se passait dans ma tête, mes souvenirs remontait à la veille de mon départ en vacances. Un dernier verre dans un bar où j'avais l'habitude d'aller, une courte nuit trop occupé à préparer mon sac pour prendre l'avion le lendemain matin, de belle vacances en perspectives. Je m'efforçais de fouiller dans ma mémoire pour faire revivre mon tout dernier souvenir. J'y voyais juste l'idéal que j'avais attendus avec tant de patience ces dernières semaines. Un lâcher prise au soleil de Toscane. Et rien d'autre. Je ne me rappelais de rien d'autre. Je mis mes mains sur mon visage, rejetant en arrière ma chevelure brune emmêlée. Je ne pouvais pas rester assise sur le marbre froid du couloir. Je me relevais avec difficultés. Je n'avais plus la force de fournir en un effort. Derrière la porte que je regardais avec insistance se trouvait tout ce dont j'aspirais dans l'immédiat. Ne pas pouvoir y accéder était dure à accepter. Je me retournais à contre coeur pour poursuivre mon chemin. Mes muscles endoloris tiraient, ne répondaient plus. Je me trainais. Le courage m'abandonnait. Il fallait que je me reprenne, j'étais une battante et je ne comprenais pas mon attitude. Je cherchais l'interrupteur pour m'éclairer vers la sortie de l'immeuble. En m'éloignant abattu dans la rue en longeant le trottoir, je ne vis pas la gardienne qui me suivait des yeux. Je m'enfonçais de nouveau dans la ville à la recherche du bâtiment fédéral qui m'avait accueillit sept ans plus tôt. Je savais où j'allais. Je ne réfléchis plus et je suivais mon but comme une automate, un robot programmé pour suivre une direction jusqu'à ce qu'il y parvienne quelque que soit les obstacles qui se trouve sur son chemin. Je faisais abstraction de la douleur pour parvenir sur mon lieu de travail le plus rapidement possible. Chaque rue parcourut était un pas de plus vers mon but. Je traversa une route en manquant de me faire renverser. Et je me posta debout, sans bouger dans l'immense bâtiment qui me faisait face. Il était plus impressionnant que dans mon esprit. Peut être parce que je me sentais si petite et tellement vulnérable face à ce qu'il représentait et à ce que j'avais découvert ces dernières heures. Je doutais pour la première fois depuis que j'avais ouvert les yeux sur ce goudron gelé. Je doutais pour la première fois depuis l'effroyable vision qui m'était apparut un peu plus tôt. Devais-je entrer dans le bâtiment ? N'était ce qu'un mauvais rêve à l'issue duquel je me réveillerais en sursaut dans mes draps duveteux et réconfortant. J'en doutais aussi fortement. Je sentis un poids se poser lourdement sur mes épaules et la fatigue tomber tel du plomb sur mes paupière. J'allais m'effondrer littéralement si je continuais pas à marcher. Je n'avais pas d'autre choix que de me diriger vers les portes du bâtiment où des agents de sécurité gardaient l'entrée. Comme je n'avais rien sur moi, je n'avais pas non plus mon badge, je me sentais désespérément perdu. Ma fatigue entraina de l'énervement qui eut des répercutions plutôt déplaisante lorsqu'on me refusa l'accès. Je ne savais pas comment leur prouver que j'étais l'agent spécial Emily Prentiss, du département des sciences du comportement. Je n'avais jamais vu les personnes qui tenait l'accueil, les agents poster aux endroit stratégique de sécurité fédérale. Je ne comprenais pourquoi je ne reconnaissais personne. Et visiblement personne ne savait qui j'étais. Je comprenais qu'il ne me prenne pas au sérieux, je n'avais pas le comportement ni la carrure d'un agent fédéral dans mon état mais ils s'obstinait à ne pas vérifier auprès de quelqu'un d'autre, Je leur donnais des noms mais aucun ne bougeait et je me retrouva jeter dehors par des menaces.
Je ne savais pas où aller et je me trouvais misérable. La migraine qui avait serrer ma tête dans étau réapparut violemment et je dû me tenir au réverbère pour ne pas m'écrouler sur le sol. Je repéra un banc, il était mouillé par le crachin qui venait de s'installer. Je m'assis et je me m'y a pleurer. J'étais terriblement mal et démunis de ne rien comprendre. J'adoptais ce banc minutes après minutes, heures après heures, je ne partais pas, je ne pouvais pas me résoudre à abandonner quelque chose que je ne comprenais pas. C'était irréel. Je ne bougeais pas et je restais droite essayant d'oublier ma fatigue et ma douleur.
Je ne le vis pas arriver face à moi. Les agents de sécurité avait certainement été chercher quelqu'un que je connaissais en remarquant que je ne bougerais pas d'ici. Il m'observa là où je m'étais posé après avoir eu une explication sommaire de la situation. Lorsque que je leva la tête, j'avais le sentiment qu'il cherchait à savoir qui j'étais. Pourtant l'instant d'après je lu dans son regard de l'étonnement, du doute et un élément indescriptible qui semblait le figer comme s'il n'arrivait pas à croire à quelque chose. Il prononça mon prénom. Emily résonna dans ma tête et sans réfléchir je me précipita vers lui, il me reconnaissait. J'éprouvais un soulagement tel que mes épaules se détendirent. Je ne pu m'empêcher de serrer l'agent Derek Morgan dans mes bras. J'étais enfin face à un ami, face à une personne qui représentait la réalité. Il avait étonnamment vieilli en si peu de temps. J'avais quitter le département pour trois semaines de vacances et je retrouvais un environnement transformé. Derek Morgan n'arrivait à me lâcher, il me serrait contre lui à étouffer. J'instaurais alors un frein en le repoussant gentiment. Il me regarda alors attentivement en me mettant mal à l'aise. Je n'osais pas poser de question. Je n'osais tout simplement rien dire. Je le laissais prendre la parole sans réagir.

«Emily... Ho Emily ! Où est ce que tu étais passé ?
- Quoi ? Dit-je ne trouvant pas de réponse à lui apporter. Je tentais tout de même de développer un peu ma réponse. J'étais en vacances. Vacances, ce simple mot résonnait terriblement faux dans ma tête. Trois semaines de vacances après l'affaire à Boston.
- Emily, l'affaire Stein à Boston. C'était il y a 6 ans. Répondit l'agent Morgan sans chercher à contourner son affirmation »

To be continued


-¤-
Mot de l'auteur : J'espère que ce début d'histoire vous a plu et que vous êtes impatient de connaitre la suite. N'hésitez pas à me donner votre avis et vos suggestion sur ce que vous imaginer pour voir si vous êtes dans la bonne voie !
-¤-

..


Dernière édition par Prentimily le Mer 1 Mai 2013 - 15:34, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://prentimily.pro-forum.fr
Didroune

avatar

Messages : 393
Date d'inscription : 27/04/2013
Age : 31
Localisation : Assise sur un embarcadère quelque part en Louisiane.
Emploi : Agent d'Animation

MessageSujet: Re: Effet Papillon (Esprits criminels)   Mer 1 Mai 2013 - 15:32

J'ai trop aimé le début de cette fic et j'ai hâte d'avoir la suite d'ailleurs Smile. Ça sera un vrai régal de la suivre sur ce forum Wink!!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Prentimily
Admin
avatar

Messages : 413
Date d'inscription : 18/03/2012
Age : 28
Localisation : Dans les étoiles
Emploi : Décoratrice Intérieure

MessageSujet: Re: Effet Papillon (Esprits criminels)   Dim 5 Mai 2013 - 15:44

Merci ma didroune, je suis en train de travailler dessus ! Et j'essaie aussi de finir le prochain chapitre de l'autre fic et je bloque un peu !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://prentimily.pro-forum.fr
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Effet Papillon (Esprits criminels)   

Revenir en haut Aller en bas
 

Effet Papillon (Esprits criminels)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» C'est l'effet Papillon ♥.
» Projet RPG II : Mentalist vs Esprits Criminels [à archiver]
» L'effet Papillon
» aide pour un effet sur image !
» un effet dont on ne trouve nulle part sur le net =CCC

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Prentimily :: Livre I : L'art des fanfictions :: Chapitre I : Séries télévisées :: En cours-